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La famille chez les lions

Les lions vivent en famille.


Toute la structure sociale est basée sur les femelles. Elles se regroupent en harem. C’est ce dernier qui sélectionne le mâle dominant qui deviendra l’époux.
Le grand avantage, de cette procédure implique que les lions ne correspondant pas aux « cahier des charges » du sérail soient rejetés de la communauté. De même, les lionnes dont les aspirations divergent de celles du clan, sont également exclues.
Suivant l’adage naturel : qui se ressemble s’assemble, il se forme des entités homogènes composées de « bonnes copines » naturellement hiérarchisée, dans lesquelles les problèmes d’éducation, de sécurité ou de « charges sociales » sont diluées en une forme de responsabilité commune.

Le lion, lui, reste « en réserve de catastrophes ». Il laisse le soin aux lionnes, présidées par la femelle dominante, de régler les problèmes.
Lorsqu’il entre en jeu, c’est pour faire usage d’un droit de tyrannie à la grecque. Il a tout pouvoir ; ses décisions sont sans appel. Mais s’il s’avère, « à posteriori » que celles-ci soient mauvaises, et qu’elles entraînent sa faiblesse, rien ne lui sera pardonné, il sera irrémédiablement « viré ».

Lors des chasses, le mâle restera toujours légèrement en retrait par rapport à l’action des femelles. Lorsque l’une d’elles se trouvera en danger, il engagera sa puissance physique en sacrifiant, si nécessaire, sa propre existence.

Le lion est l’arme absolue dont on use avec prudence, et que l’on dorlote afin qu’il soit toujours en mesure de sauver la tribu en dernière extrémité. Toute intervention du lion se fait hors mesure. Il fait preuve de violence totale. Ce phénomène est lié à sa fonction de super prédateur que les femelles se doivent d’utiliser avec  intelligence et parcimonie.

Il se doit d’être toujours craint et respecté sinon il est… viré !

On l’utilisera de même dans l’éducation des jeunes lions. La puissance du dominant fera fonction d’autorité en cas de crise. En tant que mâle, il hérite des chromosomes X et Y. Il est mâle et femelle. Il serait donc, en principe, plus apte à mieux éduquer sa progéniture que la lionne qui, elle, ne possède que les chromosomes XX. La femelle ne ressent donc pas ce que le Y engendre comme pulsions et réactions.

Cependant, dans la société des lions, l’éducation des petits est essentiellement réalisée par les lionnes. Celles-ci façonnent le caractère de ce qui fera, à leurs yeux, le mâle idéal. Si un des lionceaux ne répond pas à leurs desiderata, ce sera la mort assurée pour lui. Le lion dévore sans scrupule sa propre progéniture.


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