blason Carole Dekeijser Artiste-Peintre et Philosophe

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Introduction

Imaginons que je fasse de l’anthropomorphisme à rebours, cela justifierait les noms inscrits en fin de ce texte.
Fort heureusement pour nous, nous ne sommes pas des lions, et notre statut d’êtres humains me satisfait pleinement. Cependant, en observant le comportement des uns et des autres, je me suis surprise à regretter certaines similitudes et autres divergences.

Si les lionnes font  et défont des lions, les femmes, elles aussi, ont les moyens de faire et  de défaire l’Homme.


L’élément qui nous différencie positivement est notre capacité d’amour inconditionnel. Nul besoin pour nos époux de maintenir le même niveau de performance de leur jeune âge à leur mort. La perte de leurs moyens physiques ne les privera pas de notre amour. Dans le cas contraire, la qualité même de l’amour serait à mettre en cause. Nul besoin non plus d’être un super dominant pour être aimé. De même il n’est pas indispensable d’être fortuné, beau, jeune, en bonne santé, équilibré…pour déclencher l’indéfectible passion d’une femme. C’est merveilleux !


Est–ce une question de critère de choix, un moyen de destruction de l’espèce, ou l’un des très rares chemins envisageables vers l’humanisme ? 

Personnellement, j’ai opté définitivement pour ce dernier concept. Cependant le sujet, complexe à souhait, ne souffre pas d’être ainsi réduit, fût-ce par une solution de grande valeur morale. La notion de critère de choix pourrait être examinée de plus près.


Nous utilisons en permanence notre faculté de choisir. Chacun de nos gestes en est la conséquence consciente ou non. Le mécanisme qui sous-tend ce phénomène s’inscrit, d’une part dans la vie – au niveau de ses choix instinctifs et inconscients-, d’autre part à hauteur du développement de ce qui nous sert à penser : le cerveau.
Par sa complexité, ce petit amas de circonvolutions grises serait, nous disent les scientifiques, ce qui nous distingue de l’animal. C’est vrai ! Certains l’utilisent à d’autres fins que manger, boire, dormir et se reproduire. C’est à grands coups de culture, de connaissances accumulées, de recherches personnelles sur le Moi, le ça et le Surmoi qu’ils s’extirpent de la glaise commune à l’animalité et à l’humanité.


 

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