blason Carole Dekeijser Artiste-Peintre et Philosophe

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Couples

Les victimes ne sont en rien fautives. Aucun subconscient cependant ne supporte aisément de ressentir un sentiment négatif, même si celui-ci se justifie pleinement. Pourquoi ? Tout simplement parce que la négation  est source de stress, de perte de mobilité, et de souplesse mentale. Si l’on n’a pas appris à s’en détacher, la négation concentre toute l’activité cérébrale et la prive de sa fonction innovante. Bref, un terrain peu propice à la compassion envers soi-même s’installe. Or, comme l’être humain n’est pas masochiste, quoi qu’on n’en dise, il renvoie très vite l’agressivité – dont il est inconsciemment porteur - vers l’AUTRE.
Une préparation inadéquate conduira sans conteste cet autre vers de mauvais choix.
Bigre ! Quel tableau noir.

Moi, ça ne me fait plus peur.  D’expérience, je sais que plus le tableau est noir mieux ressortira la blancheur d’un nouveau texte.
Soit !…

Dans la confusion pré-installée, des couples se forment, vite, dans l’urgence du besoin, sans se connaître. Ce phénomène s’accentue, comme autogénéré. C’est mathématique, seule l’extra-ordinaire capacité de l’homme à redresser la barre peut arrêter cela.

Et les lions là dedans ? Patience, on y arrivera.

Ces couples « maux » mariés se supportent un temps, grâce à leur faculté de s’idéaliser. Peu à peu, comme une boîte de vitesse mal réglée, les rouages mal synchronisés se heurtent. On se prend mutuellement en grippe. On reproche inconsciemment à l’autre de ne pas être à suffisance bien né. Au lieu de prendre en considération les qualités contenues dans ses défauts, chacun se braque sur ces derniers. On les amplifie. Les qualificatifs naissent, et c’est la fin de la compréhension. C’est le début de la chute. Curieusement, la longueur de celle-ci est proportionnelle aux qualités des antagonistes. La résistance, l’endurance, la ténacité, la volonté, liées au sentiment d’injustice, font merveille en matière de destruction lente de « l’autre ». Le tout saupoudré de tentatives malsaines d’aider « ce rejeton de la société » dont on s’est affublé sous l’influence de la sécrétion d’hormones du désir. Tentatives qui ne peuvent aboutir qu’à l’échec. L’aide après les reproches revêt un caractère d’aumône légitimement mal perçue par la victime, même coupable. Ces échecs successifs ne font que conforter l’agresseur « bienveillant » dans sa mauvaise opinion de l’autre.
D’aucuns diront « réfléchir, à quoi ça sert ? A cela je réponds : quel avantage trouve-t-on à ne pas réfléchir ? Cela rend-t-il vraiment plus heureux ?

Permettez moi d’en douter, encore que le rationalisme constitue l’un des vecteurs de la pensée.  

En se livrant un tant soit peu à cet exercice, l’avantage est de découvrir  dans tout comportement, même négatif, la raison positive qui l’a généré.  Utiliser celle-ci dans d’autres fonctions plus adéquates serait le réel aboutissement de la réflexion. Si c’est une évidence pour certains « privilégiés de la maturation bien guidée », ce n’est pas le cas pour d’autres, et ce, quelle que soit son groupe social. Le manque d’amour dans la prime enfance gangrène toutes les classes.
Dans cet amalgame, somme toute assez simple à dénouer, comme l’œuf de Colomb était simple à faire tenir sur sa pointe, « il suffisait d’y penser », se greffe une troisième confusion. La lutte pour l’égalité des sexes, une fois amorcée, aurait dû très rapidement se muer en lutte pour la reconnaissance de la différence entre ceux-ci.

On s’est trompé de combat. A la « reconnaissance » de leurs différences, on aurait pu ajouter l’égalité ou plutôt « l’équité » dans la différence. De ce point de vue, le progrès n’aurait pas été aussi catastrophique. Mais c’est encore en faisant la somme de nos erreurs que nous progressons.
En attendant de faire mieux, qu’est-ce que cela donne ? D’une part, dans le meilleur des cas, la femme qui réfléchit se fait accepter, et soutient les qualités de son conjoint. Elle le transforme ainsi en super héros, qui soutiendra à son tour les actions de son épouse.  D’autre part, bien des femmes détruisent leurs hommes par absence ou refus de réflexion, les confinant dans un rôle qui ne leur convient pas.

Développer ????
Elles confondent « droits » avec « responsabilités » à assumer en fonction des disponibilités de chacun, mais surtout en fonction des dispositions que nous offrent nos programmations génétiques.
Loin de moi l’idée de coller la femme derrière le fourneau et l’homme devant la télé, pas plus que de faire l’inverse !

Confondre les droits avec les futilités est cependant monnaie courante, et correspond plus souvent à une fuite de ses responsabilités dans une recherche de plaisirs immédiats, sorte de leurres, qui, s’ils procurent un plaisir instantané, vous privent d’un bonheur bien plus grand, tel le polar de 20h45 en lieu et place d’une conversation enrichissante avec son enfant qui, même s’il n’est pas compris, pourra construire sa vie en se sentant soutenu. Oui, je ratiocine. Cependant, à voir le taux croissant d’enfants paumés et de couples qui se désunissent pour la vie, je me permets de me poser des question, et de les soumettre à votre réflexion que vous soyez ou non concernés de près ou de loin par celles-ci.

La volonté d’écrire ce texte au présent tient à mon envie  de faire prendre conscience de l’actualité d’une situation grave, mais au-delà, de cela et par ce procédé verbal, de souligner la potentielle capacité de changement que comporte cette pratique. Le présent est récent. C’est à peine de l’humour. Les générations qui nous précèdent s’expriment plus volontiers par l’utilisation des temps passés et imparfaits, probablement tant ces derniers sont loin du parfait, mais surtout parce que cela permet  de figer dans le passé ce dont on veut se distancer, ou que l’on désire idéaliser parce qu’on l’a perdu, ou par incapacité de le vivre ici et maintenant, hunc et nunc.

Le présent oblige à concevoir sa responsabilité. C’est bien de cela dont il est question. Je prends tout mon temps… pour décrire en long ce que je pourrais synthétiser en quelques phrases que les experts du verbe préfèrent. S’ils possèdent le langage, il y a fort à parier qu’ils possèdent également ce qui en découle, à savoir la cohérence et n’ont donc le besoin de me lire.

Jadis j’eusse espéré toucher ces êtres là. Or ce n’est plus le cas, et le présent que j’utilise par philosophie  est le témoin vivant d’un changement capital qui s’est opéré sans révolte visible mais cependant palpable.

Les révolutions de tous temps ont été revendiquées par les opprimés, mais elles ont été menées par une minorité, mieux nantie, capable de comprendre, de financer et de soutenir la marche du progrès. – exemple les aristocrates Saint-Juste et Robespierre, le baron de Castro, le marquis de Guevara, le boyard Staline, les grands bourgeois Lénine et Mao - Ce faisant, cette poignée "d’humanistes" conservait malgré tout un pouvoir sur leurs protégés. Ces derniers étaient dès lors maintenus dans un état de dépendance, acceptée en reconnaissance de l’aide apportée. Ce système, à l’époque, trouve toute sa raison d’être, et fait partie d’une conception de la vie qui s’ébranle peu à peu sur ses bases. Ses fondements sont la reconnaissance, la délégation du pouvoir et donc de sa responsabilité. On peut s’y développer en indépendant, on n’en est pas plus autonome. 

L’autonomie induit la responsabilité, au même titre que l’utilisation du présent génère la nécessité de changer ce qui est insupportable, et que l’imparfait rend supportable dans son éloignement.
Tout le mécanisme de la société repose sur ces notions qui semblent anodines. Le passage de la pratique d’un temps à un autre est le symptôme d’un changement majeur, voire capital. Le caractère affirmatif du présent dénote en outre une prise de position face à soi même mais également envers l’interlocuteur. Le passé immerge les interlocuteurs potentiels et les potentats de la société au cœur de la religion et de la médecine bien plus que de la politique.

Le pouvoir octroyé au corps et l’esprit passe par la reconnaissance de l’autre, qu’il s’agisse de Dieu ou du médecin. La responsabilité des événements ponctue notre vie et modèle notre corps au travers notre santé. En bien ou en mal, on n’y est pour rien. Le changement capital qui s’opère survient des suites de l’intervention de la médecine qui en Occident se rapproche du serment d’Hippocrate. Celui-ci avait compris que le corps est son propre médecin, et que la maladie est le symptôme bien réel d’un traumatisme, qu’il soit physique ou psychologique. La guérison passe par le malade dans sa prise de conscience du message contenu dans sa maladie, mais surtout dans son potentiel mental à produire ses propres moyens de défense.  Le médecin ne devrait en fin de compte intervenir que pour aider artificiellement une personne inconsciente des qualités de son âme et de son corps.

Oui…Mais le pouvoir…Le pouvoir d’aider l’autre, c’est tellement fort, et l’homme, comme le martèle la traduction ou la trahison des textes religieux ; l’homme est si faible. Si des raisons positives peuvent déclencher des comportements reprochables, en voilà un exemple qui à l’inverse des autres s’est propagé grâce à un but on ne peut plus louable. Mais si l’on peut exercer un pouvoir sur quelqu’un, celui-ci n’est pas forcément consentant. Une éducation peut induire cette situation pour un temps. Cet état est déstabilisé depuis que certains médecins, soucieux de rendre au patient l’autonomie salvatrice, seule capable de guérir l’incurable, ou d’éviter la prise de médicaments, - si ces derniers soignent les effets ils ne résolvent pas la cause - ont tenté maladroitement de faire comprendre au patient que son sort ne dépendait que de lui. La maladroitesse est de responsabiliser quelqu’un avant de lui avoir enseigné ce qui lui permet d’être garant de sa responsabilité dans ce qui lui arrive. C’est aussi d’appeler psychosomatique la maladie qui, elle, est le résultat réel d’une chimie induite par un phénomène mental ou physique. Au lieu de responsabiliser, cette démarche, au départ remarquable d’honnêteté, s’est soldée par la culpabilisation du patient dépourvu des moyens de comprendre ce que le médecin a mal exprimé. Coupable d’être malade ou responsable n’induit pas la même issue.

Comme il est humainement sain de se débarrasser d’un sentiment négatif de soi, et sain de ne pas déléguer sa santé morale et physique à quelqu’un qui fait naître le doute, qui n’incarne plus le sauveur mais l’accusateur, l’homme se détache de sa dépendance et, livré à lui même par la destruction, au nom de la vérité scientifique, de l’effet placebo de ses croyances en dieu et ses pouvoirs, livré à lui même, il s’écroule, puis se relève, et enfin se prend en main. Ceux qui accablés par la perte de leurs croyances ne parviennent pas à en changer, végètent dans un système déjà fragile sur ses bases, les autre, reconstruisent le monde 

Les changements de croyances viennent de ceux qui réfléchissent. Certaines mutations sont telles qu’elles nécessitent une réflexion qui passe par une lutte intérieure contre des principes vieux comme le monde, parce qu’on n’hérite pas que de la génétique de nos parents. L’éducation qu’ils nous donnent est porteuse de leur vécu, et il est parfois plus urgent de remettre cela en cause, et de dire : avec moi cela s’arrête, avec moi cela change. Si l’on peut changer de croyance, on peut aussi offrir un autre regard sur la vie. 
Apostasie et rationalisme fusionnent dans le creuset d’où jailliront le bonheur et l’entendement.  


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