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Séduction et reconnaissance

Tout enfant cherche instinctivement à être reconnu par ses parents. Ce faisant, il en oublie parfois sa propre personnalité, et donc ne se reconnaît pas lui-même. Peut-être faute de cette double reconnaissance, il cherche par la suite, désespérément et paradoxalement, à se fondre dans la masse. Or, on remarque aisément ce qui se distingue de l’environnement. On peut choisir d’affirmer son excentricité ou sa sobriété. Les deux peuvent s’exprimer dans l’harmonie profonde et avec raffinement. Il va sans dire que tout ceci doit être placé dans un contexte de vie hors crise, dans un milieu socioculturel et religieux permettant le luxe de se préoccuper de ce sujet.


Il est pourtant des peuples démunis de tout, dont l’expression de la spiritualité, du mental et du physique, se traduit par, et à travers, une recherche évidente de se parer. Ce afin que l’aspect extérieur reflète, si ce n’est l’état intérieur, du moins la volonté d’y correspondre. Dans ces sociétés, il n’y a pas de honte liée à l’intérêt que l’on porte au soin de se vêtir. Prendre le soin de se présenter selon son humeur, ou son état d’esprit et de corps - que ce soit aux yeux des autres, pour nous permettre de nous percevoir - ou à nos propres yeux, pour le plaisir ou pour l’harmonie – est, me semble-t-il la moindre des choses.


Il va de soi que je ne parle en aucun cas du bon et du mauvais goût. Ceux-ci, à mes yeux, doivent rester une notion entièrement personnelle, même s’ils sont indéniablement l’émanation d’une éducation. que ce soit par opposition ou acceptation de celle-ci.
Rien ne permet d’objectivement distinguer le « bon » du « mauvais » goût. Je ne me permettrais certainement pas de le faire.


Je me pose seulement les questions suivantes : quelles espèces d’hommes avons-nous créés pour que les jeunes filles et les femmes n’aient aucune envie de « séduire » par l’élégance et le maintien ?


Est-ce la peur d’attirer l’attention, de susciter le désir ? Cela représenterait-il encore, au vingt-et-unième siècle, un danger ? Ont-elles peur de n’être aimées que pour leur beauté et de n’attirer que des hommes décevants ?


Je ne puis préjuger des réponses à ces questions, mais il ne m’étonnerait pas qu’elles fassent la lumière sur un problème sous-jacent.


 

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