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Atours et uniformes

Il est évident que la valeur de l’homme ne se mesure pas à son élégance. Depuis que certains humains se revêtent des plus beaux atours, se glissent parfois dans leurs rangs de véritables ordures. On sait aussi que la recherche du « beau » a engendré des dérapages intolérables. –[ Eugénisme nazi ou recherches d’une race supérieure etc.]-.
Puisque nous avons connaissance des erreurs à ne pas commettre, ne pourrions-nous pas, avec sagesse, nous mettre en valeur au lieu de nous mettre en évidence, ou de nous cacher.


Je suis sidérée de constater à quel point, en Occident, nous avons perdu l’instinct qui nous permet de distinguer le bon du « mauvais enrobé dans de la soie ». (Euphémisme courtois paraphrasant une réplique cinglante de l’empereur Napoléon à l’adresse de Talleyrand).


Mes reproches concernant le manque de « glamour » ne s’adressent pas aux représentants des classes sociales les plus dynamiques, ni à ce que l’on appelle : la « Jet-set ». Le seul grief que j’aurais à leur faire, en tant qu’ambassadeurs d’une élite, est de ne se livrer à l’exercice de l’imagination qu’en privé, et souvent pour des motifs futiles. Dès qu’ils sortent de leur enceinte, pour on ne sait quel prétexte d’anonymat, ils se refondent dans la grisaille populiste en portant l’uniforme de celle-ci.


Peut-être n’ont-ils pas envie de motiver cette masse à les rejoindre. Encore faut-il qu’ils soient exemplatifs quant à leur éthique de vie.

Je remercie l’incessante recherche, le foisonnement d’idées, souvent nouvelles, dont fait preuve la majorité des créateurs de mode de tous les continents. Je regrette la distanciation entre la qualité de leurs trouvailles et le « prêt-à-porter », lequel, au lieu de mettre à profit l’extraordinaire technologie, sous-utilise celle-ci en produisant des vêtements qui semblent n’avoir jamais fréquenté les défilés de mode. La faute en serait due aux créateurs, mais, une fois de plus, à la demande du grand public anesthésié, cette masse que j’exhorte à se reconsidérer.


 

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