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Peinture sur carrosserie

Pourquoi Carole Dekeijser a-t-elle voulu réaliser cette peinture sur carrosserie ?

Peinture sur la carrosserie du capot de la voiture de Collection de l'artiste-peintre Carole Dekeijser

Peinture sur la carrosserie du capot de la voiture de Collection de l'artiste-peintre Carole Dekeijser

 

L'artiste, par ce vecteur, a voulu faire de l'art public.

Un art qui pouvait être admiré par tous, sans accès à une galerie. Un art qui viendrait à eux, sans snobisme et sans décorum.
En aucun cas elle n'a voulu tomber dans le domaine de l'Heroïc-fantasy, ce sont des peintures mobiles faites avec la même philosophie que ses tableaux classiques.
Elle utilisait alors une peinture à deux composantes, la seule qui existait à l'époque, qui a été trop dangereuse pour sa santé.


Elle a du renoncer à voir son œuvre traverser les régions et les pays « sans emballage » comme elle aime le préciser.


L'artiste fait remarquer qu'en peinture sur carrosserie, c'est la santé de l'artiste qui est fragile contrairement à son support, tandis que dans la peinture sur support sur toile c'est l'inverse.


De plus, il y a une réelle complicité entre le client et l'artiste. Le client entretiendra sa voiture avec amour, à la main, évitera les « car-wash », la montrera à un maximum de gens.


Chaque demande se devait d'être transcendée par l'artiste. L'œuvre se devait d'augmenter la valeur du véhicule par son élégance et celle du client par le respect et l'admiration qu'elle engendrait dans le public.


La peinture sur carrosserie est un art qui est soit « basique » et très terre à terre soit d'un lyrisme remarquable.

 

Ce premier capot a été peint, en son temps, par l'artiste-peintre Carole Dekeijser sur sa Citroën CX turbo personnelle... un fauve brutal mais de race !


Le travail fut réalisé à l'aérographe dans les ateliers que possédait l'artiste à l'époque en 1990.


La peinture comporte environ 14 couches de peinture superposées, avec entre chacune d'entre elles, une couche de vernis plus ou moins épaisse selon la nécessité. Le vernis sépare ces couches les unes des autres afin de donner un effet de profondeur sous l'effet de la réflexion de la lumière, voire des effets de perspective dans les détails. Par exemple, le globe oculaire : Les pupilles ne sont pas sur le même plan que le reste de l'œil, les bijoux sont perçus avec un effet de 3D etc.

 

A chaque fois, une couche doit être étendue sur la totalité du capot afin de respecter son poli. Il faut donc penser à ce que cet effet de perspective soit cohérent pour la totalité du tableau.


Cela demande des kilos de peinture de carrosserie dilués avec des diluants hyper-dangereux.


L'artiste était équipée d'un scaphandre en papier mis sous pression ainsi que le casque afin de ne pas laisser rentrer la moindre molécule de peinture. Pour des raisons pratiques, ce casque devait dégager les oreilles et les yeux.

Les peintures à l'eau pour carrosserie n'étaient pas au point à cette époque.


Consécutivement à cette réalisation, la firme allemande Glassurit, par l'entremise de sa succursale Accinauto, a invité personnellement l'artiste et son époux dans ses usines à Munster.


Le but était d'en faire le peintre officiel de la firme pour la décoration des véhicules BMW et Mercédès de compétition.


Lorsque les Allemands décident de bien recevoir, ils savent le faire au-delà de ce que nous pouvons imaginer.


Un véhicule vint chercher l'artiste-peintre à Bruxelles, le couple fut logé gracieusement dans un château somptueux entouré de douves.
Le soir, réception somptueuse en compagnie d'autres personnes dans un lieu historique épargné par la guerre. La direction, habillée en vêtements traditionnels faisait elle-même le service en l'honneur des invités... impensable chez nous !


Après cette mémorable réception, deux peintures furent réalisées, une dans la succursale de la Glassurite : Accinauto à Bruxelles, une autre pour un client privé.


L'artiste ayant perdu une partie de sa capacité pulmonaire par empoisonnement, elle arrêta à contre cœur ce type d'art.


Actuellement, les nouvelles peintures permettent de travailler avec un maximum de sécurité.


Il faut préciser que Carole Dekeijser donna des cours d'aérographe à des designers professionnel. Elle avait une technique qui permettait de travailler sans les « caches » habituels qui rendent souvent ce type d'art assez froid. De plus la pratique de cette technique fait appel à un maximum de sens :
Auditif : lorsque la peinture atteint l'embout (la tête) de l'appareil, elle émet un son particulier.
Tactile : A la sortie de la couleur, il se fait une poussée quasi imperceptible qui doit être ressentie afin de mesurer la pression.
Visuel : perception évidente.


Tous les éléments entrent en ligne de compte. Selon l'humidité, la température, l'éloignement etc. ; la couleur obtenue variera imperceptiblement.


Vu que l'artiste travaille au plus près de son appareil, il inhale immanquablement un maximum de particules fines.


Pour les spécialistes, l'artiste arrivait à faire des cheveux à ses élèves avec un embout de 03.

 

L'artiste nous demande de rendre hommage aux techniciens et aux chimistes des laboratoires de la Glassurit de la mega-usine de Munster, qui l'ont si bien reçue et qui aujourd'hui sont quasiment tous décédés d'un cancer des voies respiratoires et de problèmes cardiaques.

 

Ils le savaient, et avaient eu l'élégance de prévenir Carole Dekeijser du danger que représentait son art.

 

C'est en grande partie grâce à leur honnêteté qu'elle arrêta ses activités sur carrosserie.

 

Elle ne fut jamais remplacée à l'usine Glassurit qui ne réalisa jamais en ses ateliers les projets qu'on lui avait proposés.

 

Plus d'informations sur cette peinture sur capot restaurée infographiquement par le photographe Guy Vandervoort, spécialiste en reproductions d'oeuvres d'art