blason Carole Dekeijser Artiste-Peintre et Philosophe

Sitemap
Carole Dekeijser - Expositions - Acheter un tableau contemporain - Presse- Contact

 

Vous êtes ici : : Artiste Peintre » Peinture figurative » Autoportraits » Le moi, le ça et le surmoi

Triumvirat : le moi, le ça et le surmoi

Lorsque le Moi et le Surmoi s’entrechoquent et veulent tous deux accaparer le pouvoir, un Moi mal assuré se protège, le temps de se refaire et de pouvoir sortir de sa coquille, pour régler ses problèmes face au milieu.

Auto-portrait intitulé Le Ca, le Moi, le Surmoi

Notre société ne devrait pas parler de Moi « faible » mais bien de Moi « non assuré », ou d’un « moi démuni » des armes qui, dès la naissance, eussent pu contribuer à une harmonie de développement.

Les adjectifs péjoratifs que nous utilisons pour qualifier un être sont le reflet de notre incompréhension du fonctionnement de la trilogie du ça, du Moi et du Surmoi. En y regardant mieux, en se lavant de ce que l’on connaît ou croit connaître, on s’aperçoit vite que les comportements qui génèrent une qualification négative ont tous des fondements extrêmement logiques. Ils expriment un profond besoin d’autoprotection de la part des gens qui les manifestent. Si les moyens utilisés peuvent être parfois inadmissibles, les buts de ces actions doivent être mis à jour pour être mieux compris.

On peut prendre pour exemple l’enfant « ex-centrique » ou apathique, qui génère en nous de la colère, et ne fait pourtant qu’essayer de dire inconsciemment que la situation dans laquelle il se trouve « ne lui convient pas ». Trop jeune pour l’expliquer, ou incapable de concevoir une issue à son malaise à cause d’une conscience non encore à maturité, il ne peut atteindre celle-ci pour exprimer son malaise. Sa conscience n’ayant pas encore atteint une plénitude suffisante, elle ne lui permet ni de s’expliquer à travers son propre langage, ni de concevoir une issue à ce malaise. Peut-être, et même sûrement, a-t-il déjà tenté de l’exprimer, mais nous ne l’avons pas entendu, l’acculant ainsi à utiliser des moyens nettement plus expressifs, voire dérangeants, dont, comble de tout, nous le culpabiliserons.

Un défaut n’existe pas en lui-même. C’est ce que l’on fait d’une action ou d'une réaction qui génère ce qui deviendra un défaut.

Il nous faudrait consacrer plus de temps à accepter nos qualités plutôt que nos défauts. Il me semble que la notion même « d’accepter ses défauts » est déjà la base d’une grande confusion. Les accepter, c’est reconnaître qu’ils sont « défauts », alors qu’en comprendre les raisons les assimile à des qualités. Telle est la différence entre le quoi, le comment et le pourquoi. Le « Comment » n’est souvent pas acceptable (viol, assassinat, génocide, vol, etc.) mais il peut être analysé afin d’être désamorcé. Si ce n’est trop tard pour certains, cela pourra être préventif pour d’autres.

Accepter ses qualités engendre une prise de responsabilité dans la vie active. « On ne peut ne pas utiliser » ce qui pourrait améliorer le statut de l’être humain et le conduire ainsi vers son « Humanité ».

Se culpabiliser ou se mortifier est encore une « conformisation » à un mode de pensée où seule la volonté permet d’avancer. Il serait si simple d’utiliser l’autre partie de nous-même, celle où la volonté n’a pas de place, mais où la PASSION consciente et réfléchie a l’opportunité de s’exprimer. Ce n’est pas la volonté qui résout des problèmes d’assuétudes, mais bien la conviction profonde.