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Carole Dekeijser et son époux

Q : Vous êtes très fusionnels, votre époux et vous…

R : Non, pas du tout. Être fusionnel est avoir les mêmes idées, les mêmes réactions etc.

Lui, c’est un bagarreur civilisé par une éducation humaniste. Il descend de dominants guerriers et il les porte dans ses gènes. S’il n’avait pas été élevé par des tuteurs adorables qui l’ont aimé, senti, perçu, reconnu, adulé et adoré, je crois qu’il serait une terreur. Cette contradiction entre son héritage génétique et son éducation lui cause bien des « perturbations ».

Lorsque quelque chose lui manque, il le crée. Il n’a jamais eu de patron, son travail, il l’a toujours « inventé » puis créé lui-même.

Un après midi, une amie et lui se faisaient la remarque qu’il n’y avait pas de parcours d’artistes dans l’entité communale de Houyet. Mon Michel a donc dit : on en fait une… Un mois après, plus de mille personnes visitaient 30 artistes. .. pour lui, c’est pas plus compliqué !

Il a envie d’écouter un récital de piano ? Il organise un concert dans l’église de Celles… Il a envie d’une conférence sur un sujet précis ? Il l’organise et invite des sommités…

Par contre, il est bordélique comme c’est peu imaginable. Il a tout dans sa tête et les papiers l’énervent. Tondre un  gazon est pour lui le sommet de la futilité ! Il étudie en compagnie d’un « Sacre du Printemps » tonitruant de Stravinsky, il s’endort et se réveil avec les chanteuse du Hip-hop de Fun-radio, il fait presque cent mille kilomètres par an, confond sa voiture avec un F16.

Il cuisine tous les jours comme ses ancêtres faisait la guerre ; richement, « calorifiquement » et brillamment ! J’ai du mérite de garder ma ligne.

Moi, à l’inverse de mon mari, je cherche l’harmonie, la concorde, le calme, la paix. Pour moi, chaque chose a son moment, je suis très ordonnée, j’ai besoin de me poser. J’ai besoin de calme mais d’autre part j’ai toujours un diable qui sommeille en moi. Lui et moi, avons des opinions qui souvent divergent mais qui sont toujours passionnantes à confronter et à débattre. Depuis nos vingt-huit années de vie commune, jamais nous n’avons eu de heurts sérieux. Nous sommes on ne peut plus complices. Nos humours se complètent, on s’adore…

Ce que l’on prend pour du fusionnel est l’extraordinaire capacité de mon mari de prendre ma place en public, lorsque je suis absente ou en état de faiblesse, pour défendre mes opinions, même lorsqu’elles ne sont pas les siennes, ce que je serais incapable de faire.

En plus, il n’a pas son pareil pour me mettre en valeur.

Il est une tradition bien établie : c’est lui qui monte mes expositions. Dans la plupart des cas, il les organise. Mais surtout c’est lui qui effectue l’accrochage hors de ma présence. C’est le seul à réussir à me donner une émotion face à mes propres œuvres. Ce tour de force est du à sa manière de les disposer lors des expositions. Il faut dire qu’il arrive à me surprendre en permanence.

Mon paradoxe est d’être à la fois hypersensible à toutes les émanations sous quelques formes qu’elles soient, terrestres, célestes, humaines ou animales et d’être en même temps « sans état d’âme » dans l’accouchement de mes œuvres. Je peins ce qui doit être peint. L’émotion :  c’est avant et après.

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