blason Carole Dekeijser Artiste-Peintre et Philosophe

Sitemap
Carole Dekeijser - Expositions - Acheter un tableau contemporain - Presse- Contact

 

Vous êtes ici : : Carole Dekeijser » Autoportrait » Préoccupations » Mon constat

Mon constat

Nous ne créons rien…

Sans me retrancher derrière cette évidence, je constate que nous sommes ce que la Vie nous consent à vivre.
Nous ne créons rien, nous réalisons seulement les limites du possible.
Je voudrais que la quête de cette réalisation ne soit plus un but en soi, mais seulement un moyen de servir un dessein plus vaste que le nôtre.

En final

Ce qui est merveilleux c’est que nous sommes à l’Univers, ce qu’est l’art abstrait au peintre, c’est à dire ce qui lui échappe.


Je suis l’œuvre d’un homme et comme toute œuvre, j’échappe à mon révélateur

Vivre en artiste n’est pas facile ; notre devoir, et non notre privilège, est de faire ce que bon nous semble pour l’intérêt de notre société, et dans ce seul et unique but, mais vivre en compagnie d’un artiste n’est pas aisé non plus.

J’aimerais rendre hommage à mon époux car sans le "garde-âme" qu’il représente, la philosophe qui vit en moi ne pourrait ni « lâcher prise » sans risquer de se perdre, ni descendre aussi profondément en elle.

Sans lui mes peintures ne seraient pas ce qu’elles sont.

Il est gémeau jusqu’au bout des ongles ; il aime la foule, les rendez-vous de presse, les interviews, les directions de débats, les critiques et les louanges, les duels verbaux et les réunions capharnaümesques...
Il aime créer, il a un cerveau en perpétuelle ébullition, il défendra toujours les causes les plus diverses... surtout les plus difficiles.

Ses moments d’abattement sont cyclopéens, comme tous les gémeaux, mais…

C’est un homme qui ne parle pas de problèmes mais de solutions.
C’est un homme qui se lève lorsque quelque chose est à faire, tant sur le plan culturel que social. Il ne proteste pas derrière de belles assiettes bien garnies au cours de belles réunions peuplées de gens à qui on n’a pas donné les moyens d’appliquer les solutions aux problèmes du monde.

Ma fierté est de lui avoir appris à ne pas les mépriser.
(Ce qui n'est pas gagné !)

( Enfant, ses petits camarades, dès la fin du cycle primaire, l’appelaient  « Saint-Juste ». - Ce qui prouve qu’à l’époque l’éducation se situait à un autre niveau : ils connaissaient Saint-Juste.-  Mon époux a toujours estimé qu’il devrait être institué, pour toute personne, un « service civil » bénévol obligatoire de quelques heures par semaine, ou un jour ou deux par mois, en faveur de la société.
Service civil à effectuer dans les secteurs non-marchands tels que l’éducation, la santé, l’accompagnement social, la culture etc. Lui-même se dépense sans compter dans ces différents domaines. Il créa de multiples associations qui luttèrent contre les différents types de drogues, la prostitution, le « dérapage » scolaire etc. )

Sa fougue entreprenante et envahissante rencontre bien des soucis de tout ordre.
Et entre toutes ses activités « guerrières », un principal objectif  obsessionnel : Moi !
Pas uniquement mon succès professionnel, mais surtout, et avant tout, mon accomplissement personnel.


Page précédente : Ce qui me préoccupe - Page suivante : Les thèmes récurrents de ma peinture