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Vous êtes ici : : Carole Dekeijser » Autoportrait » Préoccupations » Mon constat Mon constatNous ne créons rien…
Sans me retrancher derrière cette évidence, je constate que nous sommes ce que la Vie nous consent à vivre. En finalCe qui est merveilleux c’est que nous sommes à l’Univers, ce qu’est l’art abstrait au peintre, c’est à dire ce qui lui échappe. Je suis l’œuvre d’un homme et comme toute œuvre, j’échappe à mon révélateurVivre en artiste n’est pas facile ; notre devoir, et non notre privilège, est de faire ce que bon nous semble pour l’intérêt de notre société, et dans ce seul et unique but, mais vivre en compagnie d’un artiste n’est pas aisé non plus. J’aimerais rendre hommage à mon époux car sans le "garde-âme" qu’il représente, la philosophe qui vit en moi ne pourrait ni « lâcher prise » sans risquer de se perdre, ni descendre aussi profondément en elle. Sans lui mes peintures ne seraient pas ce qu’elles sont. Il est gémeau jusqu’au bout des ongles ; il aime la foule, les rendez-vous de presse, les interviews, les directions de débats, les critiques et les louanges, les duels verbaux et les réunions capharnaümesques... Ses moments d’abattement sont cyclopéens, comme tous les gémeaux, mais… C’est un homme qui ne parle pas de problèmes mais de solutions. Ma fierté est de lui avoir appris à ne pas les mépriser. ( Enfant, ses petits camarades, dès la fin du cycle primaire, l’appelaient « Saint-Juste ». - Ce qui prouve qu’à l’époque l’éducation se situait à un autre niveau : ils connaissaient Saint-Juste.- Mon époux a toujours estimé qu’il devrait être institué, pour toute personne, un « service civil » bénévol obligatoire de quelques heures par semaine, ou un jour ou deux par mois, en faveur de la société. Sa fougue entreprenante et envahissante rencontre bien des soucis de tout ordre. Page précédente : Ce qui me préoccupe - Page suivante : Les thèmes récurrents de ma peinture
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